Jeudi soir, pendant une heure trente, certains abonnés à Free ont fait saturer les standards téléphoniques des pompiers et du SAMU en téléphonant à leurs proches.
S'ils appelaient des numéros commençant par 01 50 ou 01 70, ils étaient acheminés directement vers le 15 et le 17. De 19h00 jusqu'à 20h30 les pompiers ont reçu 400 appels par heure contre 300 en temps normal. Les numéros en 01 60 ou 01 80 renvoyaient à une sonnerie de ligne occupée. En temps normal, le nombre d'appels passés par les abonnés Freebox sur ce créneau "est de plusieurs milliers", explique-t-on à Free. Le nombre d'appels détournés est donc relativement faible.
L'incident a été réglé une heure trente après son signalement. Il fait suite à une opération de mise à jour d'équipements réseaux voix sur IP produit par une filiale du groupe Thomson.
Jeudi soir, le directeur général de Free, Michaël Boukobza, avait confirmé cet incident soulignant la rapidité avec laquelle il avait été réglé. Il avait aussi insisté sur le fait que les abonnés qui cherchaient à joindre les services d'urgence avaient pu le faire sans problème.
Après l'incident chez Bouygues Telecom et France Télécom, Free est le troisième opérateur a être victime d'un accident industriel. "Il ne s'agit pas de créer une psychose mais il faut être extrêmement vigilant et surtout être en mesure de régler rapidement le problème, ce qui a été le cas jeudi soir", a-t-on ajouté de même source.